Rapport 2026 sur l'adoption des normes DMARC et MTA-STS en Suisse

Un audit national exhaustif portant sur l’ensemble des actifs numériques suisses révèle que, si les règles de base en matière d’hygiène des domaines sont largement respectées, les réticences des organisations à appliquer des politiques de protection strictes exposent des secteurs clés aux attaques de type « Business Email Compromise » (BEC), aux escroqueries au président (CEO fraud) et à l’écoute clandestine au niveau de la couche de transport. Cette vulnérabilité revêt un caractère particulièrement urgent au vu de l’évolution des exigences réglementaires, notamment la révision de la loi suisse sur la sécurité de l’information (ISA), qui impose aux exploitants d’infrastructures critiques des obligations strictes de signalement des vecteurs d’incidents cybernétiques au Centre national de cybersécurité (NCSC) dans les 24 heures, ainsi que l’entrée en vigueur de la de la loi fédérale révisée sur la protection des données (nFADP / revDSG) et des normes du secteur financier émanant de la FINMA.

En bref : principales conclusions pour l'ensemble de la Suisse

Notre audit à l'échelle nationale, qui évalue le niveau de sécurité des domaines au sein des organisations suisses, met en évidence des avancées opérationnelles notables, mais aussi des failles dans les dispositifs de protection structurels :

Suisse-SPF

SPF Conformité de base (96,0 % de réponses correctes) : Les organisations suisses font preuve d’une solide maîtrise des protocoles de base : 96,0 % d’entre elles publient des enregistrements « SPF » syntaxiquement valides, 3,9 % comportent des erreurs de mise en forme et seulement 0,1 % ne fournissent aucune « SPF ».

Suisse-DMARC

Le DMARC (seulement 16,8 % avec p = « reject ») : Alors que 76,6 % des domaines suisses évalués publient une politique DMARC, seuls 16,8 % appliquent une politique p=reject offrant une protection complète afin de rejeter activement les e-mails non autorisés. La majorité reste exposée dans le cadre d’une surveillance passive (p=none à 34,3 %), des règles d’ quarantine s souples (p=quarantine , soit 24,9 %), des erreurs de syntaxe des enregistrements (0,6 %), ou l’absence totale d’enregistrement DMARC (23,4 %).

Suisse-MTA-STS

Exposition des données MTA-STS en transit (95,6 % non sécurisées) : Le chiffrement du transit du courrier entre serveurs reste largement non géré à l'échelle nationale. Une proportion écrasante 95,6 % des domaines suisses ne disposent pas de politique MTA-STS, ce qui expose les flux de messagerie aux attaques de type «man-in-the-middle» (MiTM) visant à forcer une régression de protocole TLS, tandis que seuls 4,4 % appliquent correctement cette politique.

Suisse - DNSSEC

DNSSEC Taux d'adoption (32,6 % activé) : Contrairement à de nombreux pays européens, la Suisse affiche un taux d'adoption élevé du DNSSEC, avec 32,6 % des domaines analysés utilisant des signatures cryptographiques DNS pour prévenir l’empoisonnement du cache et l’usurpation DNS, bien que 67,4 % fonctionnent encore sans cette couche de protection.

Analyse sectorielle

1. Services financiers (secteur bancaire) : visibilité élevée dès le départ, application différée

Les institutions financières suisses traitent d'importants volumes de données transfrontalières relatives au patrimoine et aux transactions sensibles. Bien que le niveau de précision de l'SPF ation de base et le taux de déploiement du protocole DMARC soient élevés, le secteur s'appuie largement sur une surveillance passive plutôt que sur des politiques de rejet actives.

Indicateur de protocole Situation actuelle
SPF 98,4 % de réponses correctes (1,6 % d'erreurs)
Politique de rejet DMARC 12,1 % (p = rejet)
Politiques DMARC 23,4 % « Quarantine », 52,4 % « Aucun »
Écart DMARC 11,3 % d'enregistrements manquants, 0,8 % d'enregistrements erronés
Adoption de MTA-STS 3,2 % de créances valides (dont 96,8 % non garanties)
Adoption du DNSSEC 24,2 % activé (75,8 % désactivé)
Secteur bancaire -SPF- Adoption - Suisse

Exposition à une vulnérabilité

Malgré la surveillance prudentielle exercée par la FINMA, plus de la moitié (52,4 %) des domaines bancaires restent configurés sur « p=none », ce qui signifie que des e-mails frauduleux utilisant ces domaines continuent d’être acheminés vers leurs destinataires. Seuls 12,1 % appliquent le paramètre « p=reject ». De plus, 96,8 % ne disposent pas du chiffrement de transport MTA-STS, ce qui expose les échanges d’e-mails entre banques et avec les clients à des risques d’interception.

La stratégie PowerDMARC

PowerDMARC aide les institutions financières à passer en toute sécurité d'une surveillance passive (p = aucune) à une application stricte (p=rejet) grâce à une vérification automatisée des expéditeurs basée sur l’IA et à des informations sur les menaces RUA/RUF. Notre service MTA-STS hébergé assure une protection stricte du transport TLS sans les contraintes liées à la gestion manuelle des certificats.

2. Secteur de la santé : une vulnérabilité importante et une absence généralisée de DMARC

Les réseaux de santé et les établissements médicaux suisses traitent des dossiers médicaux confidentiels et des communications opérationnelles critiques, mais présentent pourtant certaines des plus grandes failles de sécurité dans ce domaine à l'échelle nationale.

Indicateur de protocole Situation actuelle
SPF 93,8 % de réponses correctes (5,8 % d'erreurs, 0,4 % de données manquantes)
Politique de rejet DMARC 17,4 % (p = rejet)
Politiques DMARC 17,0 % « Quarantine », 29,9 % « Aucun »
Écart DMARC 34,4 % d'enregistrements manquants, 1,3 % d'enregistrements erronés
Adoption de MTA-STS 1,8 % de créances valides (98,2 % de créances non garanties)
Adoption du DNSSEC 35,7 % activés (64,3 % désactivés)
Santé - Adoption du protocole DMARC - Suisse

Exposition à une vulnérabilité

Le secteur de la santé affiche le taux d'absentéisme DMARC le plus élevé (34,4 %) parmi les principaux secteurs des services publics en Suisse. À cela s'ajoutent 1,3 % d'enregistrements invalides et 29,9 % de surveillance passive, soit au total plus de 65 % des domaines du secteur de la santé n'offrent aucune défense active contre l'usurpation d'identité, ce qui rend les réseaux médicaux vulnérables au spear-phishing et aux ransomwares.

La stratégie PowerDMARC

Nous donnons aux établissements de santé les moyens de sécuriser les communications avec leurs patients grâce à des processus de déploiement structurés, qui éliminent les vecteurs d'usurpation d'identité tout en garantissant que les rapports de laboratoire automatisés légitimes et les notifications hospitalières parviennent de manière fiable dans les boîtes de réception des destinataires.

3. Secteur public (administration) : déploiement important d’ Quarantine , renforcement modéré de la sécurité

Les administrations fédérales et cantonales jouissent d’une grande confiance de la part du public. Bien que les organismes publics aient réalisé des progrès notables en matière de politiques d’ quarantine , la mise en œuvre complète de ces politiques reste modeste.

Indicateur de protocole Situation actuelle
SPF 99,2 % de réponses correctes (0,8 % d'erreurs)
Politique de rejet DMARC 14,2 % (p = rejet)
Politiques DMARC 33,9 % « Quarantine », 28,3 % « Aucun »
Écart DMARC 22,8 % d'enregistrements manquants, 0,8 % d'enregistrements erronés
Adoption de MTA-STS 3,9 % de créances valides (96,1 % non garanties)
Adoption du DNSSEC 17,3 % activé (82,7 % désactivé)
Gouvernement - MTA - STS - Adoption - Suisse

Exposition à une vulnérabilité

Les domaines du secteur public affichent un taux d'adoption élevé de l'quarantine (33,9 %), mais près d’un quart (22,8 %) ne publient aucun enregistrement DMARC et 28,3 % appliquent des politiques passives de type « p=none ». Les cybercriminels exploitent fréquemment les identités du secteur public dans le cadre de campagnes de hameçonnage ciblant les citoyens et portant sur les impôts, les douanes et les services administratifs.

La stratégie PowerDMARC

La plateforme gouvernementale multi-locataires offre aux administrateurs informatiques cantonaux et municipaux une vue d'ensemble unifiée des hiérarchies complexes de sous-domaines, accélérant ainsi la mise en œuvre complète de la politique de rejet dans l'ensemble des services publics.

4. Formation : Leadership national en matière de DNSSEC avec recours passif au protocole DMARC

Les universités et les instituts de recherche suisses sont à la pointe du pays en matière d'intégrité du DNS, mais présentent une vulnérabilité importante face à l'usurpation d'identité par e-mail.

Indicateur de protocole Situation actuelle
SPF 98,4 % de réponses correctes (1,6 % d'erreurs)
Politique de rejet DMARC 20,3 % (p = rejet)
Politiques DMARC 17,2 % « Quarantine », 39,1 % « Aucun »
Écart DMARC 23,4 % d'enregistrements manquants
Adoption de MTA-STS 1,6 % de créances valides (98,4 % de créances non garanties)
Adoption du DNSSEC 51,6 % de personnes valides (en tête au niveau national, 48,4 % de personnes en situation de handicap)
Éducation -SPF- Adoption - Suisse

Exposition à une vulnérabilité

Le secteur universitaire est le leader national en Suisse en matière d'adoption du protocole DNSSEC (51,6 %). Cependant, 39,1 % des domaines liés à l'éducation ont un niveau de protection « p=none », et 23,4 % omettent complètement le DMARC. Combiné à l'absence de MTA-STS (98,4 % non sécurisés), les réseaux universitaires restent exposés au vol d'identifiants et à l'usurpation d'identité ciblant les étudiants et le personnel enseignant.

La stratégie PowerDMARC

L'utilisation de solutions cloud multi-fournisseurs dans les universités entraîne souvent un dépassement des limites de consultation de l'SPF , qui dépassent le seuil de 10 requêtes défini par la RFC. L'aplatissement dynamique de PowerSPF résout automatiquement les goulots d'étranglement liés aux recherches, garantissant ainsi la réussite des contrôles d'autorisation sans perturber les flux de courrier sortants.

5. Énergie : une application active de la réglementation à la pointe du secteur et un niveau élevé de sécurité DNSSEC

Les infrastructures énergétiques stratégiques de la Suisse affichent l’un des niveaux de protection globaux les plus élevés, tant en matière d’application du protocole DMARC que de protection au niveau du DNS.

Indicateur de protocole Situation actuelle
SPF 95,2 % de réponses correctes (4,8 % d'erreurs)
Politique de rejet DMARC 24,1 % (p = rejet)
Politiques DMARC 32,5 % « Quarantine », 28,9 % « Aucun »
Écart DMARC 14,5 % d'enregistrements manquants
Adoption de MTA-STS 1,2 % de créances valides (98,8 % de créances non garanties)
Adoption du DNSSEC 41,0 % de personnes valides (59,0 % de personnes en situation de handicap)
Énergie - DNSSEC - Adoption - Suisse

Exposition à une vulnérabilité

Les opérateurs du secteur de l'énergie occupent la première place parmi les principaux secteurs industriels, avec une part cumulée de de 56,6 % (p = « rejet » à 24,1 % + p = «quarantine » à 32,5 %) et un fort taux d’adoption du protocole DNSSEC (41,0 %). Cependant, 98,8 % des domaines du secteur de l'énergie ne disposent pas de configurations MTA-STS valides, ce qui expose les e-mails opérationnels critiques du réseau à des risques d'altération pendant le transit.

La stratégie PowerDMARC

Nous associons un MTA-STS hébergé et automatisé à une surveillance active du protocole DMARC afin de protéger les opérateurs de réseaux de services publics contre les perturbations opérationnelles, l'usurpation d'identité dans la chaîne d'approvisionnement et l'interception des transmissions.

6. Médias : leader national du secteur MTA-STS bénéficiant d'une forte visibilité de marque

Les organes de presse et les maisons d'édition suisses bénéficient d'une large audience et affichent un taux d'adoption impressionnant du chiffrement des données en transit, tout en étant fortement exposés à la surveillance.

Indicateur de protocole Situation actuelle
SPF 98,0 % de réponses correctes (2,0 % d'erreurs)
Politique de rejet DMARC 9,0 % (p = rejet)
Politiques DMARC 35,0 % « Quarantine », 46,0 % « Aucun »
Écart DMARC 9,0 % d'enregistrements manquants, 1,0 % d'enregistrements erronés
Adoption de MTA-STS 15,0 % de votes valides (en tête au niveau national, 85,0 % de votes non vérifiés)
Adoption du DNSSEC 38,0 % de personnes valides (62,0 % de personnes en situation de handicap)
Adoption du protocole DMARC en Suisse

Exposition à une vulnérabilité

Les médias sont en tête en Suisse en matière d'adoption des mesures de sécurité des transports MTA-STS (15,0 %). Cependant, les domaines liés aux médias affichent un faible taux de rejet p= de seulement 9,0 %, avec 46,0 % restent bloqués en mode passif « p=none ». Cela expose les médias à des usurpations d’identité de dirigeants et à la diffusion frauduleuse de communiqués de presse.

La stratégie PowerDMARC

Déploiement des indicateurs de marque pour l’identification des messages (BIMI) en association avec le moteur d’application de PowerDMARC permet aux médias d’afficher des logos de marque vérifiés directement dans les boîtes de réception des abonnés, renforçant ainsi la confiance des lecteurs tout en mettant fin aux tentatives d’usurpation d’identité.

7. Télécommunications : une infrastructure solide, une présence dans le secteur de la surveillance

Les opérateurs de télécommunications gèrent des topologies de réseau complexes et assurent des communications numériques essentielles, tant pour les particuliers que pour les entreprises.

Indicateur de protocole Situation actuelle
SPF 93,1 % de réponses correctes (6,9 % d'erreurs)
Politique de rejet DMARC 16,7 % (p = rejet)
Politiques DMARC 25,0 % « Quarantine », 27,8 % « Aucun »
Écart DMARC 30,5 % d'enregistrements manquants
Adoption de MTA-STS 4,9 % de crédits valides (95,1 % non garantis)
Adoption du DNSSEC 30,6 % de personnes valides (69,4 % de personnes en situation de handicap)
Adoption du protocole DMARC en Suisse

Exposition à une vulnérabilité

Le secteur des télécommunications maintient un niveau élevé de sécurité DNSSEC (30,6 %) et un niveau modéré de MTA-STS (4,9 %). Toutefois, 30,5 % des domaines du secteur des télécommunications ne publient aucun enregistrement DMARC et 27,8 % s’appuient sur une surveillance passive (p=none), ce qui crée des surfaces d’attaque pour l’usurpation d’identité au niveau des passerelles SMS/e-mail et la fraude à la clientèle.

La stratégie PowerDMARC

Nous optimisons l'application des protocoles à l'échelle de vastes portefeuilles de domaines de télécommunications, ce qui permet d'éliminer les vulnérabilités des sous-domaines et d'empêcher les acteurs malveillants de détourner l'identité des opérateurs.

8. Transport et logistique : taux d'application élevé, déficit important lié au transit

Les prestataires suisses de transport et de logistique traitent d'importants volumes de factures B2B, de formulaires douaniers et de données relatives aux itinéraires de la chaîne d'approvisionnement.

Indicateur de protocole Situation actuelle
SPF 95,5 % de réponses correctes (4,5 % de réponses incorrectes)
Politique de rejet DMARC 23,4 % (p = rejet)
Politiques DMARC 22,5 % « Quarantine », 27,0 % « Aucun »
Écart DMARC 27,1 % d'enregistrements manquants
Adoption de MTA-STS 5,4 % de créances valides (dont 94,6 % non garanties)
Adoption du DNSSEC 33,3 % activés (66,7 % désactivés)
Transports - MTA - STS - Adoption - Suisse

Exposition à une vulnérabilité

Le secteur des transports affiche une solide 23,4 % p = taux de rejet des mesures coercitives et 33,3 % d'adoption du protocole DNSSEC. Néanmoins, 27,1 % ne bénéficient d’aucune protection DMARC, exposant ainsi les partenaires de la chaîne d’approvisionnement à des tentatives d’usurpation de factures et de détournement de marchandises.

La stratégie PowerDMARC

PowerDMARC sécurise les canaux logistiques B2B grâce à l'application automatisée du protocole TLS et à la surveillance en temps réel de l'authentification des e-mails, protégeant ainsi les notifications automatisées de facturation et de transport.

9. Sites d'offres d'emploi et recrutement : une discipline de haute SPF , surveillance de la stagnation

Les portails de recrutement suisses gèrent les données d'identité et les candidatures de l'ensemble de la main-d'œuvre nationale.

Indicateur de protocole Situation actuelle
SPF 100,0 % de réponses correctes
Politique de rejet DMARC 33,3 % (p = rejet)
Politiques DMARC 0,0 % Quarantine, 66,7 % Aucun
Écart DMARC 0,0 % d'enregistrements manquants
Adoption de MTA-STS 0,0 % de créances valides (100,0 % de créances non garanties)
Adoption du DNSSEC 66,7 % activés (33,3 % désactivés)
Offres d'emploi - Adoption du protocole DNSSEC - Suisse

Exposition à une vulnérabilité

Les cartes OB affichent une précision de 100 % en matière d'SPF s et un taux d'adoption impressionnant du protocole DNSSEC (66,7 %). Cependant, les deux tiers (66,7 %) des domaines restent « parqués » avec p=none, et 100,0 % ne disposent pas de cryptage MTA-STS , ce qui ouvre la voie à des campagnes frauduleuses d’offres d’emploi.

La stratégie PowerDMARC

PowerDMARC permet aux réseaux de recrutement de passer en toute sécurité d'une simple surveillance à une application stricte de la règle « p=reject », tandis que notre service MTA-STS hébergé impose un chiffrement TLS complet sur l'ensemble des canaux de transport afin de protéger les données personnelles sensibles des demandeurs d'emploi contre les interceptions en cours de transmission et les escroqueries liées aux fausses offres d'emploi.

10. Fitness et bien-être : une vulnérabilité critique affectant l'ensemble des protocoles de sécurité

Le secteur du fitness et du bien-être grand public présente une grave lacune en matière de sécurité au sein de l'infrastructure des domaines suisses.

Indicateur de protocole Situation actuelle
SPF 100,0 % de réponses correctes
Politique de rejet DMARC 0,0 % (p = rejet)
Politiques DMARC 0,0 % Quarantine, 100,0 % Aucun
Écart DMARC 0,0 % d'enregistrements manquants
Adoption de MTA-STS 0,0 % de créances valides (100,0 % de créances non garanties)
Adoption du DNSSEC 0,0 % Activé (100,0 % Désactivé)
Transports-SPF

Exposition à une vulnérabilité

100,0 % des domaines analysés fonctionnent en mode passif (p=none), sans DNSSEC ni MTA-STS, ce qui les rend vulnérables aux attaques de phishing et aux escroqueries par hameçonnage visant les utilisateurs.

La stratégie PowerDMARC

PowerDMARC offre une protection automatisée complète à tous les niveaux d'authentification des e-mails, en mettant en œuvre le protocole DMARC hébergé, l'SPF et le MTA-STS afin de sécuriser les communications des marques destinées aux consommateurs, d'éliminer l'usurpation de domaine et de protéger les clients contre les attaques de hameçonnage.

Analyse approfondie : quatre vulnérabilités systémiques dans les domaines suisses

1. Le piège de l'observation : recours excessif à p = none

Un risque systémique majeur identifié au sein des organisations suisses consiste à considérer la surveillance initiale de DMARC comme un état de sécurité permanent. À l’échelle nationale, 34,3 % des domaines restent configurés sur « p=none ». Bien que « p=none » offre une visibilité sur les sources d’envoi via des rapports RUA agrégés, cette configuration n’offre aucune défense active; les messages usurpés continuent d’atteindre sans entrave les destinataires dans leur boîte de réception.

L'avis d'un expert :

« Configurer DMARC avec le paramètre p=none sans calendrier précis pour la mise en œuvre de la politique revient à installer des caméras de sécurité tout en laissant la porte d'entrée grande ouverte. La surveillance vous alerte en cas d'activité malveillante, mais seule la mise en œuvre active d'une politique p=reject permet de bloquer les usurpateurs. »

Adoption du protocole DMARC en Suisse

Maitham Al Lawati, PDG, PowerDMARC

L'avis d'un expert :

« L’intégration au cloud pousse inévitablement les enregistrements d’ SPF s d’entreprise au-delà de leurs limites opérationnelles. La mise en œuvre d’ un aplatissement dynamique desSPF s est essentielle pour optimiser par programmation les enregistrements DNS, éliminer les erreurs de recherche et garantir la délivrabilité sortante. »

Adoption du protocole DMARC en Suisse

Yunes Tarada, gestionnaire de la prestation de services, PowerDMARC

2. Épuisement SPF et renforcement de la sécurité de la distribution

Alors que les entreprises suisses recourent de plus en plus à des outils SaaS tiers (Office 365, Salesforce, Workday, HubSpot), les enregistrements « domain SPF » dépassent rapidement la limite stricte de 10 requêtes DNS imposée par les spécifications RFC. Le dépassement de cette limite entraîne l'échec des vérifications « SPF » avec une erreur « PermError », ce qui conduit à la classification erronée de communications professionnelles légitimes comme spam.

3. MTA-STS : Vulnérabilités opportunistes liées au transit du courrier électronique

Avec 95,6 % des domaines suisses ne disposant pas de validation MTA-STS , le transit du courrier de serveur à serveur repose largement sur le protocole TLS opportuniste standard. Les cybercriminels peuvent mener des attaques de « SSL-stripping » et de « Man-in-the-Middle » (MiTM) visant à forcer une régression de protocole afin d’intercepter les transmissions d’e-mails en clair ou de modifier le contenu des messages en transit.

L'avis d'un expert :

« Le chiffrement opportuniste ne suffit plus à garantir la sécurité des transmissions au sein de l'entreprise. En l'absence de politiques MTA-STS rigoureusement appliquées, les attaquants peuvent facilement forcer les connexions à utiliser du texte clair non chiffré. L'application du protocole TLS via MTA-STS est essentielle pour la confidentialité des données et la conformité réglementaire en vertu de la législation suisse. »

Adoption du protocole DMARC en Suisse

Ayan Bhuiya, chef d'équipe des opérations et de la livraison, PowerDMARC

L'avis d'un expert :

« Si votre couche de résolution DNS est piratée, toutes les mesures de sécurité des applications en aval sont compromises. Le protocole DNSSEC fournit la preuve cryptographique indispensable pour vérifier que les utilisateurs et les serveurs de messagerie se connectent bien à votre infrastructure IP authentique. »

Adoption du protocole DMARC en Suisse

Engjell Koliqi, responsable marketing chez PowerDMARC

4. DNSSEC : failles de sécurité cryptographique au niveau de la couche de routage

Si la Suisse devance de nombreux pays voisins en matière d'adoption du protocole DNSSEC (32,6 % activé), 67,4 % des domaines suisses fonctionnent toujours sans validation cryptographique du DNS, ce qui les rend vulnérables à l’ l'empoisonnement du cache DNS et aux attaques par redirection DNS malveillante.

Analyse comparative mondiale : la Suisse dans son contexte

La Suisse affiche des performances de base supérieures à celles de la plupart de ses homologues européens en matière de déploiement du protocole DNSSEC, mais reste à la traîne par rapport aux leaders mondiaux en ce qui concerne l'application active de la politique DMARC (p = rejet).

Classement mondial : données comparatives pour 2026

Pays SPF Correct Rejet DMARC MTA-STS Valide DNSSEC activé
Suisse 96.0% 16.8% 4.4% 32.6%
Autriche 97.0% 19.7% 1.9% 7.1%
France 95.6% 28.3% 2.6% 17.9%
Espagne 97.0% 18.0% 0.8% 10.4%
Italie 91.0% 16.7% 1.0% 3.5%
Pologne 98.9% 21.2% 0.9% 15.7%
Pays-Bas 70.0% 23.2% 0.9% 37.7%
Brésil 92.1% 20.7% 0.7% 21.9%
Équateur 96.1% 24.9% 1.4% 4.8%
ÉTATS-UNIS 95.7% 49.0% 1.7% 18.0%
ROYAUME-UNI 93.7% 44.1% 20.6% 3.8%

La Suisse sous les feux de la rampe mondiale : analyse 2026

1
Position en matière d'application de la loi

Taux de rejet des mesures d'exécution en Suisse (16,8 %) est comparable à celui de l'Italie (16,7 %) et de l'Espagne (18,0 %), mais reste en deçà de l'Autriche (19,7 %), la France (28,3 %), le Royaume-Uni (44,1 %) et les États-Unis (49,0 %).

2
Normes MTA-STS

Avec un taux de 4,4 % de déploiement valide, la Suisse devance l'Autriche (1,9 %), la France (2,6 %), l’Espagne (0,8 %) et les États-Unis (1,7 %), juste derrière le Royaume-Uni (20,6 %).

3
Importance du protocole DNSSEC

La Suisse se démarque avec 32,6 % d'adoption du protocole DNSSEC, dépassant largement l'Autriche (7,1 %), la France (17,9 %), l'Espagne (10,4 %) et aux États-Unis (18,0 %), juste derrière les Pays-Bas (37,7 %).

Le point de vue de PowerDMARC

« La Suisse a posé des bases solides en matière de sécurité DNSSEC et de conformité aux normes de SPF de référence dans tous les secteurs d’activité. La tâche prioritaire des responsables suisses de la cybersécurité consiste aujourd’hui à combler les lacunes en matière d’application des mesures, en faisant passer la gestion des domaines d’une surveillance passive à des politiques de rejet automatisées et à un chiffrement obligatoire du transit via MTA-STS. Se conformer à la loi révisée sur la sécurité de l’information (ISA) et aux directives du NCSC nécessite de passer d’une observation passive à une défense active et automatisée. »

Feuille de route stratégique : vers la protection active

Afin de limiter les risques d'usurpation d'identité et de se conformer aux exigences suisses en matière de cybersécurité, les organisations doivent suivre une feuille de route structurée en trois étapes :

Passer à l'application intégrale (p = rejet)

Passer en douceur de l'observation passive (p=none) à l'quarantine e par étapes (p=quarantine), puis au rejet total (p=reject), afin de neutraliser l'usurpation de domaine.

Déployer les protocoles MTA-STS et TLS-RPT hébergés

Appliquer le chiffrement TLS sur l'ensemble des voies de transit afin d'empêcher les dégradations de connexion et les attaques par interception, et recevoir des rapports automatisés en cas de défaillances de transport.

Automatisation de l'optimisation d'SPF s (PowerSPF)

Mettez en place un aplatissement dynamique des adresses « SPF » afin de résoudre les problèmes d'épuisement des adresses sans compromettre la distribution des e-mails légitimes.

Méthodologie, recherche et sources de données

Analyse des enregistrements DNS

Des analyses automatisées des requêtes DNS ont été menées sur les annuaires de domaines d'entreprises suisses, afin d'évaluer les enregistrements SPF, DMARC, MTA-STS et DNSSEC au regard des normes strictes de l'IETF et des RFC.

Échantillonnage sectoriel

Les domaines ont été évalués dans 10 secteurs économiques suisses distincts :

  • Secteur bancaire (services financiers)
  • Soins de santé
  • Secteur public (administration)
  • Éducation
  • Énergie
  • Les médias
  • Télécommunications
  • Transport et logistique
  • Job Boards
  • Fitness et bien-être

Analyse comparative mondiale

Des indices internationaux comparatifs ont été établis à l'aide des mêmes méthodologies d'analyse DNS issues de l'ensemble de données mondial sur la cybersécurité de PowerDMARC. Cela permet de comparer directement les indicateurs de la Suisse aux indices nationaux normalisés de l'Autriche, de la France, de l'Espagne, de l'Italie, de la Pologne, des Pays-Bas, du Brésil, de l'Équateur, des États-Unis et du Royaume-Uni.

Classification des risques

Les évaluations prennent en compte les taux de rejet publiés, les taux d'absence de DMARC, les pourcentages d'erreurs de syntaxe dans les en-têtes « SPF », l'application du protocole MTA-STS et l'état de validation DNSSEC active.

Transformer la visibilité des domaines suisses en défense active

Les responsables suisses des technologies de l'information et de la sécurité ont démontré leurs compétences techniques en matière de configuration de base des enregistrements et de sécurité DNS. Pour garantir la sécurité des communications de votre organisation, il est désormais nécessaire de passer à une protection automatisée et renforcée des domaines. Contactez PowerDMARC pour évaluer et améliorer le niveau d'authentification des e-mails de votre organisation.